Table-ronde AFTM : les achats responsables dans le MICE

Par la rédaction 0 commentaires - 29/01/19

«Comment les acteurs du MICE contribuent-ils au déploiement de la stratégie RSE des entreprises ?», telle était la question posée ce matin lors de la table-ronde organisée par l'AFTM, à l’hôtel Hilton Opera.

Après avoir rappelé les bases de la RSE, les participants ont pu échanger sur les obligations réglementaires en matière de RSE et plus spécifiquement sur les achats responsables.
Il a notamment été rappelé que pour les grandes entreprises françaises réalisant un chiffre d’affaires de plus de 40 millions d'euros, il y a aujourd’hui une obligation légale de publier un rapport extra financier intégrant la RSE.

Depuis janvier 2018, toutes les entreprises de plus de 20 salariés doivent obligatoirement trier et recycler leurs déchets de papiers. Ou bien encore que 6% des effectifs des grandes entreprises doivent être composés de personnes ayant le statut de travailleur handicapé. Pour s’acquitter de cette obligation légale, les entreprises peuvent, entre autres, contribuer indirectement à l’emploi des personnes en situation de handicap, en ayant recours aux prestations responsables proposées par des prestataires issus du secteur du travail protégé et adapté (STPA).

Lors de cette table ronde, les intervenants et participants ont aussi pu échanger sur les pratiques RSE de leurs entreprises. Pour Delphine Brousset, de la Direction des Achats de PricewaterhouseCoopers Services, la mise en oeuvre d'une stratégie RSE doit se faire à tous les niveaux de l'entreprise et nécessite un gros de travail de sensibilisation des équipes. En effet, de nombreux à priori persistent : l'organisation d'un événement responsable sera moins qualitatif, coûtera plus cher ...
 

Yann Le Coz, Consultant Achats chez YLC Conseil a rappelé que de nombreux leviers sont à intégrer afin de développer les achats responsables et cela en fonction des trois champs de la RSE (social, environnement et économie). Lorsque l’on parle d’achats dits « durables », il faut prendre en compte le coût global. Pour Adeline Labelle, Directrice Conseil et Stratégie au sein du cabinet de conseil Green Evénements précise : organiser un événement responsable, c'est repenser en amont la façon de concevoir son événement et anticiper l'après (fin de vie des matériaux utilisés, lutte contre le gaspillage alimentaire, penser réutilisation et valorisation ..

Pas d'événement responsable sans intégration du progrès social. En France, plus de 2000 ESAT (Etablissements et Services d'Aide par le Travail) et EA (Entreprises Adaptées) emploient 155 000 travailleurs handicapés et constituent le STPA. Comme le précise Yann Le Coz, "ces établissements et entreprises sont bien présents dans le secteur de l’événementiel et proposent de nombreuses prestations, que ce soit pour des missions de graphisme, logistique, ou autres".

Claire Schwartz, nouvelle responsable RSE du groupe Châteauform’, vise quant à elle l’obtention de la certification ISO 20121 d'ici la fin de l'année. Après une phase d'écoutes des parties prenantes, un plan d'actions sur 3 ans est en cours de mise en oeuvre. Il est d’ailleurs a noté que ce genre de certifications est de plus en plus demandées par les donneurs d'ordre dans les consultations des prestataires.

Enfin, Michel Dieleman, Président de l’AFTM, a conclu l’atelier en affirmant, après avoir remercié l’ensemble des participants, que des nouvelles tables-rondes comme celle-ci seraient de nouveau organisées par l’AFTM au cours de l’année, la RSE prenant de plus en plus d’importance dans les départements achats.

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