Choisir une signalétique événementielle plus écoresponsable

Par la rédaction 0 commentaires - 04/09/17

Les technologies vertes en imprimerie

La production d'encre provoque un impact significatif sur l'écotoxicité des sols. De nombreuses encres utilisées dans l'imprimerie sont à base de solvants. L'évaporation de ces-derniers aide à faire sécher l'encre mais génère une quantité importante de Composés Organiques Volatils (COV). Ces gaz, incolores et inodores, qu’ils soient en suspension dans l’atmosphère ou emprisonnés dans les substrats terre et eau, sont extrêmement dommageables pour l’environnement (effet de serre, pollution du sol, …) et la santé. Consécutivement à cet aspect, les produits chimiques servant au nettoyage contiennent également de grandes quantités de solvants.

Les producteurs d’encres proposent aujourd’hui des encres moins impactantes que les encres dites « traditionnelles ». Pour remplacer le pétrole, certains imprimeurs font par exemple appel aux encres sans solvants ou encore minérales (lin, tournesol, colza ou soja). Parmi les autres solutions plus écologiques :

  • le vernis acrylique à l’eau,
  • les panneaux à base d’algues ou de sucre,
  • la colle au Ph neutre,
  • l’alimentation des encres par pompes automatiques, qui favorise la réduction des déchets, un encrage plus optimisé et une meilleure qualité d’impression,
  • le calage robotisé, qui optimise la consommation de l’encre,
  • le choix de techniques d’impression numérique en sublimation, plus propre et permettant l’utilisation de supports «verts»,
  • le label Imprim’vert : créé en 1998, il a pour but de récompenser les imprimeries qui mettent en œuvre des pratiques en lien avec le respect de l’environnement (le traitement des déchets liés à l’impression numérique et le recyclage des déchets de matériaux - en particulier les résidus d’encres, cartouches usagées, déchets souillés, cartons - plus de sécurité pour le stockage des liquides dangereux de rétention, un abandon des produits étiquetés toxiques, une élimination conforme des déchets dangereux …),
  • l’utilisation de supports à base de PET recyclé comme le Capotoile

Capoverde est le seul fabriquant en Europe qui développe des matières enduites 100 % issues du recyclage de bouteilles plastique, pour l’impression grand format. Leurs supports sont l’alternative aux bâches PVC et polyesters conventionnels, fabriqués à base de pétrole pur (ressource fossile) et/ou de PVC. Leur stratégie de préconisation auprès des décideurs finaux des entreprises, institutions, collectivités, engagées dans une démarche environnementale, est accueillie avec succès, et de plus en plus d’entités intègrent, pour leur communication grand format, leurs supports.
Toute la gamme Capotoile est contrôlée et labellisée ECOCERT ERTS (certificateur international) ce qui garantit tout leur process de fabrication (française).
Grande nouveauté qui ravira les professionnels de l'événementiel, Capoverde propose aujourd’hui le Capotoile en laize 310 cm x 50 ml, M1 et non M1. D’autres développements sont en cours, pour des utilisations techniques spécifiques, dont ils nous feront part, dès que ces études seront terminées. Par ailleurs, l'entreprise a identifié une filière de recyclage mécanique (et non chimique) de ses matières. Cette filière peut racheter les supports imprimés de Capoverde, pour une revalorisation et donc une 3ème vie.

Le recyclage des supports d’impression

Que deviennent vos bâches PVC quand l’événement est terminé ? Comme tout support composite (tissu polyester + enduction PVC), la bâche PVC n’est pas facilement recyclable puisque qu’il faut, au préalable, séparer des composants étroitement liés. Le polychlorure de vinyle, dit « PVC », est un thermoplastique issu à 43 % du pétrole et à 57 % du sel. Selon l’ADEME, les règles communes aux déchets s’appliquent : brûlage et abandon dans la nature interdits, non mélange à d’autres déchets… En effet, le PVC se dégrade très lentement, et brûlé, il libère des composés très toxiques dans l’atmosphère. Or dans leur grande majorité, les bâches PVC sont incinérées (90%), moins de 10% sont enfouies.

Recycler les bâches
En matière de retraitement des bâches PVC usagées, le procédé Texyloop® de l’entreprise Serge Ferrari est très abouti et compte à ce jour une centaine de clients comme JC Decaux pour un volume collecté d’environ 1 million de m2 par an, via une quarantaine de points de collecte en Europe. Avant même de pouvoir être recyclée, la bâche nécessite une préparation, généralement effectuée par les poseurs/déposeurs : il faut enlever œillets et bordures. Un second tri de contrôle est effectué au centre de collecte de la Tour du Pin, puis les membranes sont envoyées à l’usine de recyclage Vinyloop, située à Ferrare en Italie. Ce procédé de recyclage agit par dissolution sélective et filtration pour séparer le compound de PVC utile d’autres matériaux (autres plastiques, caoutchouc, métal, textile,..). Chaque composant devient ensuite une nouvelle matière première. Par précipitation, on obtient un compound de PVC sous forme de micro granules. Ce polyester compacté est ensuite revendu à des sociétés qui fabriquent des matelas d’isolation, de filtration… Certes, le procédé global consomme énergie et eau, mais la nouvelle matière première reste deux fois moins impactante sur l’environnement que son homologue produite à partir de matières premières vierges.

Ou les valoriser
En France, plusieurs sociétés sont spécialisées dans la valorisation (ou upcycling) de ce type de support. Parmi elles, citons l’entreprise lyonnaise Reversible qui donne une seconde vie aux bâches PVC en les transformant de manière artisanale en sacs et objets design ou encore Bilum qui, depuis 2005, transforme des matières prêtes à être jetées en une collection de sacs et d’accessoires. En 2012, parmi d’autres matières, environ 8 000 m2 de bâches publicitaires ont été traitées, ce qui a permis la création de 12 000 pièces uniques. « Il y a 7 ans, nous nous engagions auprès des marques à ne pas utiliser les logos et parties reconnaissables et nous revendions nos créations sans donner d’informations sur la publicité d’origine. Aujourd’hui, les annonceurs qui récupèrent une partie de la collection pour l’offrir en cadeaux d’affaires ou la revendre, n’hésitent plus à afficher cette démarche valorisante et transparente pour leur image », a expliqué Hélène de la Moureyre, créatrice de Bilum au magazine Visible.

De nombreux imprimeurs s'engagent aux quatre coins de la France pour des pratiques plus respectueuses de l'environnement et des hommes. Retrouvez-les dans notre moteur de recherche de prestataires événementiels écoresponsables.

Ci-dessous, une liste de recommandations (élaborée par l'UCM) pour réduire les impacts de votre signalétique événementielle.

 

La communauté 3.0